
13/11/25
Appartement à Toulon, maison à Six-Fours-les-Plages ou terrain à bâtir à La Seyne-sur-mer… De nombreux couples s’interrogent sur la meilleure manière d’acheter ensemble : indivision, PACS ou SCI ? Derrière ces sigles se cachent des réalités très différentes, aux conséquences importantes en cas de séparation, de décès ou de revente.
Acheter à deux, c’est construire un projet de vie, mais aussi un engagement juridique. Chaque couple, chaque projet est unique. Et selon que vous soyez mariés, pacsés ou en concubinage, le régime juridique qui encadrera votre achat changera tout : propriété, partage, succession, protection en cas de séparation ou de décès.
Le rôle du notaire est justement d’éclairer ces choix pour sécuriser votre achat et votre avenir. Voici les trois principales solutions, leurs effets pratiques… et les conseils concrets pour éviter les mauvaises surprises.
Lorsqu’un couple achète un bien sans être marié ou pacsé, l’indivision s’applique automatiquement.
Chaque acheteur (indivisaire) détient une quote-part du bien, proportionnelle à son apport.
Les décisions les plus importantes doivent être prises à l’unanimité (sauf exceptions). Ce qui, en cas de désaccord, peut vite générer des situations de tension et de blocage.
Chaque indivisaire est tenu de régler les dettes de l’indivision (impôts ou travaux sur le logement par exemple), à proportion de sa quote-part. Il est donc essentiel de bien évaluer les risques de mésentente avant l’achat.
Mais attention : le régime de l’indivision est dit « provisoire ». La loi pose comme principe que "nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision". Trois solutions s’offrent alors aux indivisaires :
- l’un d’eux peut mettre en vente sa quote-part, les autres ne peuvent s’y opposer. Toutefois, ils disposent d'un droit de préemption sur la quote-part cédée. - ils peuvent décider à l’unanimité de vendre le bien à un tiers. A défaut d’accord, la vente peut, sous certaines conditions, intervenir à la majorité des deux tiers des droits indivis (C. civ. art. 815-5-1).
- L’un d’eux peut à tout moment de demander le partage (C. civ. art. 815)
Pour limiter les risques, l’acte peut prévoir une convention d’indivision (durée, modalités de sortie, clause d’agrément, prix de rachat ou barème).
Un couple achète une maison à Six-Fours à 400 000 €, chacun finançant moitié. Trois ans plus tard, la relation se termine : l’un veut vendre, l’autre pas. Sans convention, ils sont en indivision et doivent vendre.S’ils avaient prévu une convention d’indivision ou créé une SCI, chacun aurait pu conserver sa part selon les modalités prévues — sans passer par le juge.
Le Pacte civil de solidarité (PACS) offre une alternative au mariage. Régie par l’article 515-1 et suivants du Code civil il introduit notamment une solidarité pour les dettes du ménage, mais il n’accorde pas pour autant de droits successoraux automatiques. Sans testament, un partenaire pacsé n’hérite pas comme un conjoint marié. Les partenaires pacsés peuvent toutefois opter pour un régime d’imposition commun et sécuriser certains droits via testament ou donation.
Depuis 2007, le régime par défaut est celui de la séparation de biens : chaque partenaire reste propriétaire de ce qu’il acquiert. Cependant, les partenaires peuvent choisir expressément le régime de l’indivision conventionnelle, où chaque bien acheté pendant le PACS est présumé appartenir pour moitié à chacun.
En cas de séparation
En clair : si vous achetez ensemble en étant pacsés sans convention spécifique, vous êtes assimilés à des indivisaires classiques. En cas de séparation, c’est le même régime que l’indivision (article 515-5-2 C. civ.).
Créer une Société Civile Immobilière (SCI), c’est transformer votre projet immobilier en projet sociétaire (Code civil, art. 1845)
Vous ne possédez plus directement le bien, mais des parts sociales de la société qui le détient. En effet, la SCI (Société Civile Immobilière) permet d’acquérir par parts sociales et d’organiser précisément la gestion, la direction et la transmission. Elle est très utilisée pour sécuriser une transmission familiale ou organiser la gestion locative.
Avantages
Points de vigilance
Les organismes prêteurs exigent souvent une solidarité entre coemprunteurs : chacun reste responsable du remboursement total, même après séparation. En cas de rachat de soulte, un avenant de désolidarisation doit être signé avec la banque, souvent avec le concours du notaire.
En cas de SCI, c’est la société qui emprunte et les associés se portent souvent caution solidaire. Un point à négocier avec la banque et à anticiper avant la signature.
Acheter à deux n’est pas qu’un acte financier : c’est un engagement de vie, à la fois juridique et humain. Le notaire vous aide à :
M. et Mme L. achètent un appartement à Sanary pour 320 000 € : 50/50. Ils se posent la question d’avoir un enfant, d’éventuelles entreprises individuelles et de la protection en cas de séparation.
Solution proposée par leur notaire EXCEN TPM :
Résultat : clarté juridique, calendrier de sortie, sécurité pour le logement familial, et réduction du risque de conflit.
Le notaire reste le partenaire clé pour transformer votre projet immobilier en sécurité durable.